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Extrait fermenté de Fougère-aigle

Temps de lecture : 2 minutes

La fougère-aigle ou Grande Fougère (Pteridium aquilinum) fait partie de ces plantes qui apportent des oligo-éléments intéressants dans le sol ou aux plantes directement. Il ne s’agit pas de n’importe quelle fougère. Il s’agit bien de l’Aigle bien qu’elle soit considérée comme commune.

Cette plante sauvage fait partie de la famille des Dennstaedtiaceae. Elle est envahissante et cosmopolite, c’est-à-dire qu’on la trouve dans toutes les zones tempérées du globe à des altitudes variant entre 0 et 2000 m. La fougère-aigle se développe en pleine lumière ou demi-ombragée, sur des sols de toutes natures pour peu qu’ils soient acides et assez profonds. Elle est indifférente à l’humidité du sol. Elle peut atteindre une taille de 2 m selon la composition du sol. La fougère aigle possède un rhizome noir, fibreux et ramifié, rampant à plusieurs dizaines de centimètres sous le sol. Il lui permet de coloniser rapidement son milieu et résiste aux incendies de forêts.

Le biotope primaire sont les bordures et clairières forestières, forêt, lande, fruticée, pelouse, prairies naturelles des plaines et des montagnes. Le biotope secondaire représente les prairies agricoles, les terrains vagues, bords des routes et chemins, coupes forestières, friches et talus, terre de remblais.

En tant que plante bio-indicatrice, elle nous renseigne sur l’état du sol. Pteridium aquilinum indique des sols acides pauvres ou riches en bases et engorgés en matière organique végétale (carbonée), tout en signalant une carence en matière organique animale donc en azote. Fossilisation de la matière organique. Une prairie agricole contenant cette plante de manière significative évolue vers sa transformation en lande. À ceci s’ajoutent ses propriétés allélopathiques (1) qui bloquent la levée de dormance des graines du sol.

Principes actifs

Pteridium aquilinum contient de la prunasine qui libère par hydrolyse de l’acide cyanhydrique sous l’action de deux enzymes présentes dans la plante et agissant en même temps. La thiaminase est une enzyme de dégradation de la thiamine, que l’on trouve aussi dans la prêle des champs Equisetum arvense.

La plante est toxique pour les hommes et les animaux. Pour l’homme, l’activité cancérigène de la fougère a été prouvée depuis 1996. La substance identifiée provoquant des cancers et des mutations génétique est le ptaquiloside. Ainsi, les fougères ne peuvent pas être récoltées en août et septembre pour en faire un extrait fermenté.

A quoi sert un E.F. de fougère-aigle ?

Riche en minéraux. Le résultat de la fermentation anaérobique montrera la présence riche en silice (renforce la résistance des plantes), en potassium, en calcium, en phosphore et en oligo-éléments bien assimilés par les plantes. Il présente une faible conductivité ce qui permet de l’appliquer sur plantes jeunes.

L’association avec la décoction de prêle contribue à accroître la protection, apporter de l’énergie aux plantes et des micro-organismes au sol dont les vers de terre, enfin, améliore la structure du sol. Attention, en été, il vaut mieux stopper les pulvérisations pour ne pas saturer le sol ou épuiser la plante. En effet, le sol est généralement chaud et l’extrait fermenté est froid. La plante doit consommer de l’énergie pour équilibrer sa température.

Apporte une action préventive et curative contre un large spectre de maladies et de ravageurs des cultures. Les composés organiques (hétérosides cyaniques, aldéhydes) jouent un rôle
important pour la santé de la plante. Action préventive et curative contre les maladies cryptogamiques (rouilles)

La fougère-aigle protègent des maladies et des ravageurs. Action préventive sur pucerons cendrés du colza, pucerons lanigères des arbres fruitiers, cicadelles vertes de la vigne. Il est très efficace, en association avec du tourteau de Ricin, sur le taupin et sur le vers du hanneton. Action préventive sur pucerons et sur cicadelles en grandes cultures. Il attire et intoxique les limaces (métaldéhyde). (2)

En conclusion…

Voilà donc, une plante sauvage que l’on pourrait trouver dans nos potagers si le sol le permet et qui n’est pas une « mauvaise herbe » bien qu’elle soit toxique. Cette dernière est tout de même utilisée en médecine contre les rhumatismes, notamment. Comme nous avons pu le voir, cette plante apporte beaucoup de positif dans le potager surtout en préventif.

Géry de Broqueville

  1. Ce sont des propriétés inhibitrices de germination ou de croissance des plantes avoisinantes. Elle produit une ou plusieurs substances biochimiques qui influencent la survie et la reproduction d’autres plantes. Dans les plantes cultivées nous retrouvons le cresson, le topinambour et dans une moindre mesure le romarin et le fenouil.
  2. Pour ce qui est des applications de l’extrait fermenté, elles sont tellement nombreuses et disparates que je préfère vous envoyer le document de Vitaliterre, entreprise qui a suivi les formations d’Eric Petiot.
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