Le potager en évolution

Je reconnais que depuis le 10 avril, je n’ai plus donné signe de vie. Ce n’est pas bien ! Pourtant il y a eu tellement de moments passionnants qui se sont déroulés depuis cette date. L’évolution du potager est impressionnante.

Il est vrai que le mois de mai n’a pas du tout été facile. On s’attendait bien à des chutes de température au moment des saints de glace les 10-11 et 12 mai. C’était prévisible quelques descentes de température frôlant le zéro degré. Et puis il eut été normal d’avoir une évolution positive des températures. mais rien de cela.

Les plantules ont eu du mal en ce mois de mai frais en dents de scie manquant même parfois de luminosité. Les semis que nous avions placé dans la pouponnière (le châssis) ont été rapatriés dare-dare dans la serre qui était à peine plus chaude. Vraiment ce mois de mai était difficilement gérable l’évolution de nos plantules.

Et le mois de juin ?

Et que dire de ce mois de juin qui s’achève sous la canicule. Les débuts étaient froid similaire au mois précédent. Le milieu était pluvieux et très venteux avec quatre tempêtes successives réparties sur 6 jours ! Certes, ces tempêtes orageuses ont apporté du bonheur pour notre potager (1) : de la pluie d’orage ! Celle qui a mille fois plus de valeur que de la simple pluie (2). Ainsi, l’on a vu les plantules devenir grandes, belles, vertes, pas encore adultes, mais la croissance est déjà magnifique.

Dès les premières pluies et même avant cela, nous avions commencé à recouvrir le sol avec de la tonte de pelouse de notre voisine. Dès que nous en avons à disposition, nous continuons à recouvrir le sol pour que l’eau de pluie s’évapore le moins possible. Pailler permet de garder l’humidité dans le sol et ainsi économiser l’eau. Gare à la sécheresse qui s’annonce virulente pour les semaines à venir.

La gestion de l’eau deviendra cruciale dans les années à venir. C’est pour cette raison qu’une maison avec potager doit adapter ses systèmes de récolte d’eau d’origine pluviale. Bien sûr, il sera aussi intéressant de récolter ses eaux grises (bains, douche, vaisselle avec savon bio, bien sûr) en organisant la filtration par voie de lagunage. Mais c’est une autre histoire que nous aborderons un jour en ces pages.

Nous devons apprendre, à l’instar de Pascal Poot (3), a faire confiance en la nature. Il produit des légumes chaque année sans arrosage, si ce n’est au moment de la germination et au repiquage. Dans ce dernier cas, il arrose abondamment le sol. Après cet épisode, les plantes sont obligées de chercher l’humidité en profondeur puisqu’elles ne reçoivent plus une seule goutte d’eau, sauf s’il pleut. Et c’est rare dans cette région.

Ce mois de juin, nous avons aussi préparé la journée Portes ouvertes » du potager expérimental Pas à Pas. Cet événement a eu un franc succès avec beaucoup de personnes bienveillantes, posant pleins de questions très intéressantes. Ceci prouve l’intérêt grandissant pour transformer son jardin d’apparat en potager. Certaines personnes ressentent cela comme un besoin urgent de participer aux changements climatiques. Une des personnes me signalait que depuis qu’elle avait lancé son potager, elle avait l’impression d’avoir plus d’insectes et donc plus d’oiseaux !

Deux petites cerises sur le gâteau, le potager Pas à Pas va toujours plus loin. A la journée Portes ouvertes, nous avons eu l’occasion de présenter le système d’aquaponie avec sa belle alliance entre des poissons et des légumes ! La ruche ovoïde a trouvé son essaim en provenance du Quai au Briques (Place Sainte-Catherine à Bruxelles). Nous avons réceptionné une ruche tronc et une ruche écologique en provenance de France !

On l’a déjà dit : Pas à Pas décoiffe et c’est loin d’être terminé puisque toujours en évolution…

Géry de Broqueville

(1) Si pour nous, les orages n’ont eu que du bon, plus d’une personne en ont bavé avec des arbres foudroyés éradiquant leur potager en même temps ou des grêlons « gros comme ça » qui ont fait le même effet. Nous compatissons à leur malheur.

(2) Une pluie orageuse apporte effectivement de l’électricité au sol, ce dont ce dernier a besoin comme beaucoup d’autres éléments. Cette affirmation est basée sur des observations déjà faites dès le XVIIIe siècle par l’abbé Bertholon. Mais là nous rentrons dans quelques notions d’électroculture.

(3) Pascal Poot revend ses graines reproductibles dans son magasin de Lodève, Le potager de vie.

"Cultiver son lopin de terre, si petit soit-il, est un acte de résistance" Pierre Rabhi

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