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La montée en graine de la tomate

Ce jour, j’écris sur un sujet très peu abordé par les scientifiques, la montée en graine (1) de la tomate. Peu de monde travaille sur cette question alors qu’elle est fondamentale pour l’avenir de l’espèce. Pourtant, bon nombre de personnes sont capables d’écrire des romans-fleuves sur la montaison des salades.

C’est donc avec sérieux et sérénité que je me suis plongé sur cette question, avec ravissement même, tant le sujet est inexploré, bien qu’un professeur d’une université anglaise s’est déjà épanché sur le sujet. Comme je prône toujours, à qui veut l’entendre ou le lire, il faut, avant tout, observer pour comprendre la nature qui nous paraît souvent très complexe et mystérieuse. Ainsi, je repense à ce magnifique tournesol « Œil de tigre » qui nous avait donné 33 fleurs dont nous avons déjà écrit une première partie d’explications à ce mystère de la nature.

La montaison de la Solanum lycopersicum, n’a plus de secret pour notre équipe chez Pas à Pas. Comme vous le savez, nous avons un potager expérimental où nous cherchons à comprendre comment fonctionne la nature. Pour ce qui est de ce Solanacées, nous avons observé le phénomène de sa pollinisation, qui se réalise, non par les abeilles mais bien par les bourdons.

  Le vol du bourdon

On sait que ce sont surtout les bourdons qui pollinisent les fleurs de tomates. Cette pollinisation se fait de deux manières et probablement en deux temps. La tomate est une espèce à fécondation autogame, c’est à dire que la fécondation se fait entre le pollen et les ovules de la même fleur. Or c’est la fréquence du vol du bourdon qui fait en sorte que le pollen chute sur l’ovule et permettra au fruit de naître de cette union vibratoire.

Ce que l’on sait moins, c’est que si ce même bourdon, se délecte du nectar de cette même fleur, il participera de manière mystérieuse à la montée en graine des fleurs de la tomate, ce qui permettra au potagiste de les récolter. Ces graines sont conservées dans une minuscule enveloppe délicatement ciselée par la nature (voir photo ci-dessus). Ce réceptacle n’apparaît que la nuit et tombe discrètement au pied du plant. La petite enveloppe est détruite par le potagiste, le jour suivant, à son insu.

Or elle contient des graines largement plus belles qui contiennent les gênes ancestraux. Le semis de ces graines, l’année suivante, permettrait de sélectionner des plants de plus en plus résistantes aux maladies comme l’oïdium, le mildiou, le botrytis, l’alternariose, l’anthracnose et la chlorose. Seul le cul noir n’est pas pris en compte puisqu’elle est une réponse de la tomate à un excès d’humidité que le potagiste lui donne en arrosant.

Cette découverte a été annoncée par le professeur Edmund Kaettchupp (2), il y a déjà de nombreuses années. Nous pensons que ses recherches sont très intéressantes en vue de mieux lutter contre les maladies citées ci-dessus et apparues à partir du milieu du XIXe siècle. Selon ce professeur, il est probable que les stomates de la plante joue un rôle dans ce processus de montaison de la graine. Nous renvoyons, le lecteur au lien ci-dessous pour aller plus loin dans la compréhension de ses recherches.

Nous avons découvert que notre pomme d’amour (3) appréciait particulièrement l’aquaponie. Ce dernier système est une alliance objective entre l’élevage de poissons et le développement de plantes dans un substrat liquide. Ce type d’agriculture est favorable à la récolte des graines ancestrales ! Une fois de plus, Pas à Pas expérimente et va toujours plus loin dans ses recherches !

Géry de Broqueville

(1) Le terme « montaison » est plus approprié que le terme « montée en graine.

(2) Le Professeur Ed. Kaettchupp est directeur du laboratoire de recherche taxonomique et membre du corps professoral de l’Université de Pablo Neruda située à Tormaton (UK).

(3) La tomate porte aussi le nom de pomme d’amour ou pomme d’or dans certaines régions du globe.

"Cultiver son lopin de terre, si petit soit-il, est un acte de résistance" Pierre Rabhi

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