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Que retenir de l’année 2023 ?

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Temps de lecture : 2 minutes

Dans ces moments de changement climatique, il est très difficile de programmer une année normale. Qu’est-ce donc une année normale actuellement ? Il est loin le temps où nous savions que le jour de la fête nationale de Belgique, le 21 juillet, la drache nationale allait nous tomber dessus. Actuellement nous ne pouvons plus être certains d’avoir une drache ce jour-là !

Cette année 2023 a commencé avec un hiver relativement doux avec quelques températures négatives tant à Hoeilaert qu’à Éghezée. 1 Ce qui a paru le plus étonnant est la durée de ces températures basses, généralement au dessus de zéro. Il en va de même avec le manque de lumière durant cette période. L’hiver n’en finissait pas. Cette longue période de froid s’est terminée définitivement début juin. Or entre fin mars et juin, il y a le printemps qui permet, normalement, aux semis de pousser tranquillement. Dès que la température remontait, les plantes prenaient leur temps pour s’adapter à la chaleur naissante. Mais rapidement elles déchantaient. A force d’avoir une température qui joue au yo-yo, pas mal de légumes ont vu leur croissance s’arrêter pour une longue période. Certaines, dont les tomates, n’ont plus eu de croissance du tout malgré la chaleur de l’été.

Le printemps n’existe plus ?

Au fond nous sommes passés de l’hiver à l’été sans coup férir. Nos légumes ne sont pas habitués à cela. Cette année a été le même cas de figure qu’en 2022 sauf que cette année le printemps étaient beaucoup plus humide avec un déficit de luminosité. Nous pensions être un peu une exception avec un tel hiver qui n’en fini pas, mais le sud de l’Europe a vécu pareil désagrément. En Sicile, par exemple, le témoignage de Pietro Valana est le m^me que le nôtre : « (…) les printemps sont beaucoup plus pluvieux qu’avant, le froid dure plus longtemps. Avec l’été on passe directement à une chaleur extrême. On a presque plus de transition. Pour la floraison, c’est probablement que s’il pleut trop, il n’y a pas de pollinisation et s’il fait trop chaud, les fleurs brûlent.« 2

Même notre couche chaude a eu du mal à réagir face aux variations de température la nuit et le jour. Les journées acceptables avec une température moyenne de 35°C alors que la nuit la température chutait vers les 10°C malgré la présence de fumier de cheval en fermentation. Ben non, les tomates ont du mal à pousser avec des températures en dessous de 16°C ! Même celles qui sont adaptées à notre climat. 3

L’année la plus chaude jamais enregistrée

Les Belges haussent leurs épaules. OK c’est une moyenne mondiale 4 qui fait dire que 2023 est une année très chaude. Ce ne fut pas le cas pour les potagistes lambdas qui ont cherché la moindre parcelle de chaleur.

Bien que nous ayons eu, de temps en temps, le thermomètre qui s’affolait, nous n’avons jamais atteint les 40°C que nous avions connu en 2019. Bien au contraire, nous avons même parfois eu plus de pluie que les autres années. Notez bien, ce n’est pas plus mal. Cela a permis de remplir les citernes pour des périodes qui s’annoncent plus sèches.

En conclusion…

Même si l’année 2023 a été très inégale pour certains légumes, il n’empêche que nous devons rester attentifs à leur comportement. Il se pourrait que nous devions abandonner certains légumes dans l’avenir. C’est encore trop tôt pour déterminer lesquels. En tout cas, les pratiques de permaculture sont un bon moyen d’enfouir du carbone dans le sol par cette pratique de mélange savant entre azote et carbone pour rendre le sol toujours plus vivant.

Même si les efforts de ceux qui se lancent dans la construction d’un potager peuvent paraître dérisoire à l’échelle planétaire, continuer avec les bonnes pratiques de l’agroécologie est un petit pas dans la lutte contre le réchauffement climatique. Chacun fait sa part contrairement aux grands de ce monde qui se sont réunis, lors de la COP28, à Dubaï avec le PDG d’un groupe pétrolier qui n’en a cure de cette problématique. 5

Géry de Broqueville


  1. Le schéma d’introduction provient de l’Institut Royal de Météorologie de Belgique (IRM) ↩︎
  2. Delphine Cassiman, L’orange suffoque face au climat, in Tchak, n°16, décembre 2023, p.27. ↩︎
  3. Je renvoie le lecteur vers une page décrivant les tomates régionales de Belgique adaptées à notre climat. ↩︎
  4. Je vous invite à lire cet article du Soir pour comprendre comment les météorologistes calculent cela au niveau mondial. ↩︎
  5. Pour comprendre les accords de la COP28, je vous conseille de lire l’article de Basta. ↩︎
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