Un tantinet de fierté

Je ne sais pas pourquoi, mais après une journée de formation donnée sur les semis et les repiquages, je me suis retrouvé seul avec mes semis à repiquer, dans la serre. J’ai été pris d’un sentiment de fierté devant tout ce travail accompli depuis 2016.

La construction des trois bacs, des buttes, de la pyramide des fraises, de la spirale me semble déjà tellement loin, alors que cela ne date que de 2017 ! Florian et moi, nous sommes tellement pris par une forme d’élaboration passionnée permanente, que nous prenons, de temps en temps, la mesure des efforts accomplis ! Et en même temps, nous ne nous arrêtons pas là. Nous sommes déjà plus loin dans nos têtes vers de nouveaux projets.

Pas à Pas est passionnant ! Ce projet est loin d’être terminé. Mais quel bonheur, après l’effort, de s’arrêter et de contempler, ce potager sous la lumière du soleil couchant.

Et toutes ces plantules qui rêvent de devenir grandes et belles, pour se surpasser l’une par rapport à l’autre, ayant survécu aux attaques perfides des limaces et autres escargots. Chacune de ces plantules, se terrent parfois sous la protection de son anneau de cuivre pour faire jaillir, dans les moments plus chaud, après le froid, sa magnificence. Qu’elle soit bette, chou, arroche, melon, concombre, cléone ou fraisier, la plante se donne à notre regard, comme si nos yeux était le miroir de leur beauté.

L’observation est reine

Dans ces moments de repos, l’observation est reine. il est erroné de croire que nos yeux ne captent pas la progression de la plante, millimètre par millimètre. Le plus flagrant est la tige du haricot grimpant qui cherche l’échelon supérieur qui va le faire progresser, monter plus haut. La main de l’homme se présente à lui pour l’aider à gravir l’échelon supérieur… et va se détacher de notre offre en cherchant un autre chemin qui probablement est plus judicieux pour le haricot. C’est prodigieux !

Qui sommes-nous pour orienter les plantes vers un destin que nous croyons être bon pour la plante. Certes l’intention est bonne mais la plante ne l’entend pas de cette oreille. Il faut accepter cela avec beaucoup d’humilité.

Voilà donc les deux mots qui ont l’air de s’affronter : fierté et humilité. Ils sont complémentaires pour le potagiste. Fierté de voir ses plantules pousser et de l’humilité en acceptant qu’elles poussent comme elles le désirent comme si elles n’en faisaient qu’à leurs têtes !

Ils nous faut donc une bonne dose d’humilité pour accepter de ne pas tout comprendre. La plante se donne à nos yeux ébahis de tant de complexité, de communication par ses racines, des VOC qu’elle envoie dans l’air pour appeler le pollinisateur, de partage d’éléments nutritifs malgré un fait immuable : son enracinement ! C’est tout cela que nous avons envie de transmettre aux participants de nos formations. La fierté et l’humilité quand on se trouve dans la posture de l’observateur.

Géry de Broqueville

"Cultiver son lopin de terre, si petit soit-il, est un acte de résistance" Pierre Rabhi

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