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Comment chauffer ses tunnels ?

Dans l’article précédent, nous avons vu l’utilité des tunnels pour protéger les légumes qui poussent durant les périodes froides. Dans une région septentrionale, comme en Belgique, chauffer ses tunnels est primordial si l’on veut assurer la soudure entre l’automne et le printemps. Le but de la manœuvre est de rendre possible une production de légumes, toute l’année, pour nourrir la famille.

A partir du moment où l’on a décidé de semer des légumes d’hiver pour assurer la soudure, il est impératif de prendre en compte le froid qui devient un élément fondamental.  Nous avons vu combien les tunnels avec double couche étaient utiles. En cas de très gros gel, il est intéressant d’utiliser des systèmes artisanaux de chauffage, sans chaufferettes électriques, au gaz ou au mazout.

Durant l’hiver 2016-2017, dans la serre, nous avions mis, dans le bac de germination, du fumier et du compost qui ont chauffé longtemps pour atteindre une température moyenne de 20°C. Celle-ci descendait à 15°C quand de fortes gelées se faisaient ressentir. Nous avions alors placer nos caissettes de semis sur la couche chaude recouverte d’une mini-serre de notre fabrication. Quand il faisait trop froid à l’extérieur, nous rajoutions un système de chauffage avec deux pot en argile et des chauffe-plats. Ce système est efficace sauf que l’on utilise des bougies en paraffine, matière issue du pétrole (1). De plus, nous avions accroché du plastique à bulles sur les parois intérieures de la serre pour mieux la protéger du froid.

En faisant cela, nous retirions en même temps de la lumière pourtant nécessaire à la croissance des plantes. Nous avons corrigé ce manque de luminosité par des LED rouge et bleue. Tous les semis ont résisté aux trois nuits des 24, 25 et 26 avril 2017 où il a fait -8°C. Le résultat était des plants de tomates, poivrons, aubergines et autres piments en très belle forme.

De l’huile de frites bio ?

Lors de l’hiver 2017-2018, nous avons opté pour la mise des caissettes de semis dans le châssis avec le soutien d’une chaufferette à l’huile de frites bio. Ce système est très intéressant puisque aucune plantule n’a gelé malgré le froid intense du début février. Nous avons semé, en janvier, notamment des salades d’hiver dans le châssis mais la majorité des légumes a été semé début avril 2018.

tunnel d'hivernage chauffés par des pots en terre cuite et de l'huile végétale, vue de nuit avec lumière

En 2018-2019, nous essayons d’autres méthodes bien que faisons un mix de méthode différentes. Les tunnels en double couche de voiles de forçage sur deux tipis du bac3 et quatre bacs. Dans le cas de ces derniers, nous plaçons des systèmes de chauffage fait maison en pot en argile mais chauffé cette fois avec des verrines d’huile bio.

Depuis la dernière saison hivernale, nous n’avons pas recouvert la serre avec du plastique à bulle. Cette année, nous plaçons des voiles de forçage dans la serre et nous la chauffons avec le même système que dans les quatre bacs. Pour ce qui est du châssis, nous avons le projet de créer un sol plus stable pour l’ensemble de nos plantules. Le châssis reste à nos yeux la meilleure des pouponnières pour nos plantules. Il sera de nouveau opérationnel dès le petit printemps.

Évidemment, si l’on se trouve face à de fortes températures négatives, il est toujours possible d’utiliser la méthode des vignerons de Bourgogne fin avril 2017. Il ont brûlé lentement des ballots de paille humide dans le sens du vent pour couvrir le vignoble d’un épais brouillard tiède afin de maintenir une température légèrement supérieure à 0°C. Ils ont réussi à sauver leur production cette année-là alors que le gel allait griller les jeunes bourgeons. Évidemment l’empreinte écologique n’est pas idéale.

Voici donc quelques astuces pour garder les légumes dans une ambiance tiède en vue d’en récolter un maximum tant en hiver qu’au début du printemps et assurer ainsi la soudure durant ces moments où normalement le potager dort.

Géry de Broqueville


(1) Nous avons cherché de la cire d’abeille mais cela revient très cher et cela n’existe pas sous le format de chauffe-plat. Il faudra probablement passer, un jour à ce système en récoltant notre propre cire pour en faire des bougies.

"Cultiver son lopin de terre, si petit soit-il, est un acte de résistance" Pierre Rabhi

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