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Temps de lecture : 8 minutes

La coccinelle africaine

・❥・ Efficace mais disparaît

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Depuis que j’ai écris un article sur la coccinelle européenne et asiatique, je me suis demandé s’il y avait des coccinelles en Afrique. Comme Pas à Pas soutient la ferme pédagogique de Ndoumboudj, il est tout de même intéressant de connaître ce qui se passe au Sud. C’est d’autant plus important qu’il y a bien un changement climatique qui nous apporte une augmentation de la température dans notre Europe septentrionale. Du coup, comme il y a déjà le moustique tigre qui a abordé nos régions n’y auraient-il pas d’autres insectes qui viennent nous rendre visite dans les temps futurs proches. Nous allons découvrir la coccinelle puisque nous avons abordé les deux autres en 2024. 1

La coccinelle africaine est clairement en voie de diminution drastique sur le continent. Nous pouvons comparer la présence de la coccinelle en ne prenant que le nom de la famille, en Afrique entre 1899 (photo du haut) et 2024 (photo du bas). C’est effrayant de voir la diminution à la fois dans le Monde et en Afrique.

Les coccinelles du Sénégal

La diminution au Sénégal est très claire. La carte de gauche indique la présence de foyers en 1960. Il existe encore un foyer de coccinelles au Sénégal qui se trouve au nord du Sine Saloum, en 2024. Visiblement, il n’y en a plus beaucoup dans la région de Fatick dans laquelle se trouve Ndoumboudj.

Dans des forums d’entomologistes africains, je vous donne quelques noms de coccinelles que l’on trouve encore au Sénégal. Nos amis de Ndoumboudj nous ont signalé les deux coccinelles de chez eux. Ce sont les deux premières expliquées ci-dessous.

Exochomus concavus troberti

P.Deschamps — Licence CC BY NC

L’Exochomus concavus troberti a été identifiée la première fois par l’entomologiste Etienne Mulsant en 1850. Elle vit essentiellement dans les pays comme les deux Congo, Gabon , Ghana, Gambie, Guinée Bissau, Nigeria, Sénégal et Togo. On la retrouve au Sénégal encore en 2024 le long de la côte atlantique, plus particulièrement sur la Petite côte. 2 C’est ainsi qu’on la trouve à Ndoumboudj qui se trouve à environ 15 km , à l’est des mangroves. Cette coccinelle appartient à l’ordre des Coleoptera et à la famille des Coccinellidae.

Cette coccinelle est un prédateur majoritairement 3 de cochenille du manioc (Phenacoccus manihoti). 4 Il est donc un auxiliaire pour le cultivateur. La coccinelle semble être un prédateur dominant contre la cochenille du manioc. 5 De même, elle s’attaque aussi à la cochenille farineuse (Paracoccus marginatus) de la papaye, 6 et du manguier. 7 Elle a donc un rôle très important pour ces cultures africaines. Elle mesure 4 mm de longueur.

Coccinella septempunctata

Coccinelle

Je reprend in extenso la description de la coccinelle à 7 points qui se trouve dans l’article consacré à la coccinelle européenne, en adaptant certaines parties au Sénégal. Cette coccinelle possède trois tâches distinctes sur chaque élytre et une septième à cheval sur les deux élytres. Sa tête (pronotum) possède des tâches claires et des antennes de même couleur sur la tête. Depuis le Moyen-âge, elle porte le nom de bête à bon Dieu car elle a la réputation d’apporter le bonheur. Mesurant entre 5 et 8 mm, elle est considérée comme très commune. Visible de février à novembre dans tous les milieux avec une préférence pour la végétation basse, elle mange en priorité les pucerons mais aussi les larves d’autres insectes. Elle pond jusqu’à 400 œufs sur la face interne des feuilles de préférence près des pucerons. Elle peut consommer entre 100 à 2000 pucerons par jour. Pour se défendre, elle relâche une goutte d’hémolymphe qui la rend peu appétissante. J’ai lu dans deux études que cette coccinelle est présente au Sénégal alors que tout indique que ce n’est pas sa zone d’implantation. Ces observations sont confirmées par Moussa Ndao, un des animateurs de la ferme pédagogique.

On voit bien que la coccinelle à 7 points est bloquée au Sud du Maroc. Cette carte date de 2020.

Il est donc très probable que Coccinella septempunctata a été introduite dans le cadre d’un plan de lutte biologique au Sénégal.

Hippodamia convergens

Ou alors c’est la coccinelle Hippodamia convergens de la famille de Coccinellidae ont des adultes et des larves qui mangent principalement les pucerons et les acariens. Un adulte peut manger 100 individus par jour, alors qu’une larve en mange 600. 8 Cette coccinelle est originaire d’Amérique du Nord. Elle a aussi 7 points mais elle est orangée. La femelle peut pondre de 10 à 50 œufs par jour, souvent groupés à proximité d’une colonie de pucerons. La larve peut atteindre 6 mm de long, et s’aventurer à 12 mètres du lieu de ponte. Ce serait la FAO 9 qui l’aurait introduite en lutte biologique au Sénégal. Ces deux coccinelles à 7 points sont très ressemblantes. Toutes les deux sont décrites comme prédatrices du puceron.

Larve de Hippodamia convergens – Auteur : Katja Schulz – cc-by-2.0.

Xanthadalia rufescens

P.Deschamps — Licence CC BY NC

Cette coccinelle a été observée à Lampsar. C’est une localité du nord-ouest du Sénégal, située dans l’ancien royaume du Waalo, dans la basse vallée du fleuve Sénégal, à 30 kilomètres au nord-est de Saint-Louis. Elle est plus petite que notre coccinelle européenne, d’un rouge plus brunâtre, faiblement ponctuée – en tout cas plus que sur la photo ci-contre. Il s’agit donc d’une coccinelle du Sénégal, c’est son nom en français, scientifiquement baptisée xanthadalia rufescens.

Il y a une certitude en tout cas, les sources sont extrêmement pauvres en Afrique. Cela veut dire qu’il est même quasiment impossible de trouver de la documentation africaine voire européenne sur cette coccinelle que l’on pouvait encore observer au Sénégal, il n’y a pas si longtemps. J’ai découvert une base de données qui donne une liste assez impressionnante de coccinelles qui ont été découvertes au Sénégal. 10

J’ai pris quelques une des coccinelles pour voir s’il y avait des descriptions intéressantes. Peut-être l’une ou l’autre ont une explication, notamment dans Google Scholar. 11 Un autre site Internet, libre d’accès, donne des articles scientifiques vérifiés par des pairs. 12 Cette coccinelle dévore les pucerons et les cochenilles.

Henosepilachna elaterii

T. Rigobert -Sicile

La dernière coccinelle que j’aborde est phytophage, cela veut dire qu’elle est végétarienne. Elle a une propension à manger les feuilles de Cucurbitacées et particulièrement les melons. Elle porte d’ailleurs ce nom : coccinelle du melon ou coccinelle du melon d’Afrique. Henosepilachna elaterii se retrouve sur les plantes rampantes comme les melons, pastèques, courges, concombres. Originaire de l’Afro-Eurasie, elle est fortement installée en Afrique et la retrouve sur le pourtour méditerranéen, en Asie mineure, en Asie centrale et au sud de la Russie. Elle mesure entre 7 et 10 mm de long.

Cette coccinelle est à mettre dans la colonne des ravageurs. Elles dévorent les feuilles, les tiges et les fruits, causant des dommages importants aux cultures et réduisant les rendements. La coccinelle africaine a un rythme de reproduction assez conséquent. Durant sa courte vie, elle est capable de produire 500 œufs.

Quid des pucerons, alors ?

Dans le passé, les entomologistes avaient dénombré pas moins de 70% de coccinelles dévoreuses de pucerons. Si les coccinelles sont en voie de disparition au Sénégal, comment faire pour lutter contre les pucerons. Il semble que les acteurs de terrains privilégient la venue de coccinelles étrangères alors qu’il serait possible de faire des élevages de coccinelles endémiques comme en Belgique.

Nous allons voir cela. En tapant « puceron africain » dans Google, on voit directement que les pucerons sont très invasifs dans les cultures même pour le Baobab, emblème du Sénégal ! On découvre le puceron du niébé (Aphis craccivora Koch), du coton (Aphis gossypii et Helicoverpa armigera), de l’arachide (Aphis craccivora), du sorgho (Rhopalosiphum maidis), le puceron cendré du chou (Brevicoryne brassicae)… 13

Trois types de lutte, oui mais…non !

Trois types de lutte existent actuellement contre ce ravageur. Il y a la lutte biologique en renforçant la présence de son prédateur n°1 qui est… la coccinelle à 7 points (Coccinella septempunctata) mais aussi la présence de punaises parasites (Orius majusculus) ou de guêpes parasitoïdes.

A cela, il faut ajouter une autre forme de lutte, c’est la lutte culturale, en pratiquant la rotation des cultures, l’élimination des herbes indésirables et l’utilisation de filets de protection. Ces trois systèmes peuvent aider à limiter la propagation du nuisible et à protéger les cultures.

Il y en a une troisième qui est la lutte chimique naturelle à prendre avec des pincettes, bien évidemment. Dans ce troisième type de lutte, il faut peser le pour et le contre pour respecter l’environnement et la biodiversité. La coccinelle du melon est tellement vorace qu’il faut parfois faire un mix des trois pour en venir à bout. Ce serait un comble de tuer les prédateurs en pulvérisant un insecticide ! 14 Il faudrait trouver le moyen de créer un insectifuge, qui fait fuir ce ravageur vorace.

La ferme de Ndoumboudj devrait consacrer une petite partie de la parcelle pour tester les plantes qui sont reprises dans le document du CECI. Cascabela, piment, ail, basilic, tomate, citronnelle, rônier, menthe en tant que plante qui ferait suir les ravageurs… et lesquels ! La citronnelle fera fuir d’office la fourmi. 15 Le basilic fait fuir la mouche de la tomate. L’ail fait fuir le puceron des arbres fruitiers… en Belgique, en tout cas !

La lutte biologique avec coccinelles et plantes

La lutte biologique au Sénégal se fait avec l’apport de coccinelle et de Chrysope (Chrysoperla carnea). Cette dernière est plus vorace que les coccinelles. 16 Dans un second temps, des spécialistes sénégalais proposent d’asperger l’envers des feuilles de Baobab avec de l’eau sous pression. Ce dernier stratagème n’est pas réaliste au vu des problèmes d’approvisionnement de l’eau dans certaines régions. Invariablement, les sites Internet proposent la lutte chimique en signalant qu’il faut tout faire pour soigner la biodiversité et l’environnement. Quelle aberration de proposer encore la pulvérisation de produits chimiques alors que ce sont ces mêmes produits qui détruisent la biodiversité ! Par contre un site Internet propose de pulvériser de l’huile de neem sur les feuilles du baobab comme un répulsif qui éloignera le puceron. 17 Là, c’est vraiment mieux !

Incontestablement le produit naturel n°1 au Sénégal est bien le neem. 18 Et il y en a sur la parcelle de Ndoumboudj. Mais entendons bien que la majorité des sites internet parle encore en termes d’éradication pour faire disparaître les nuisibles. Or ces nuisibles sont intéressants pour garder de la biodiversité dans une région. Plus de pucerons ou de coccinelles phytophages ? Plus d’oiseaux et leurs prédateurs… En bout de course, c’est l’être humain qui va en souffrir, car il n’y aura plus assez de biodiversité. Un article cite le pouvoir du piment comme insectifuge. En termes de quantité, il suffit d’une boite d’allumettes de piment pour faire fuir les ravageurs ! 19

Artemisia Afra

Artemisia annua

La plante africaine qui a un haut taux de répulsivité est… l’Artemisia afra. Nous conseillons de planter A. afra parce que c’est une plante vivace. Elle est composée d’un fin feuillage persistant vert, argenté sur le dessous, très aromatique, parfume l’air en été, fragrance de pin des Landes, paraît-il. Elle a de nombreuses propriétés médicinales. Cette plante résiste à la sécheresse et au froid jusqu’à -10°C.. Il faut bien la protéger les premières années. Elle atteint une taille de 120 cm.

Elle a un effet indéniable sur la présence de moustiques porteurs du paludisme. La question n’est pas de l’utiliser pour soigner le paludisme 20 mais bien comme répulsif contre l’arrivée des moustiques. Il est intéressant de planter l’Artemisia afra sous forme de haie autour de la surface que l’on veut protéger. La culture de l’armoise n’est pas simple. C’est pourquoi certaines conditions sont requises pour se lancer avec succès dans la culture.21 22

Des utilisateurs africains de la Maison de l’Artémisia 23 soulignent que cette plante a aussi un effet répulsif contre d’autres ravageurs. Il n’est pas étonnant qu’elle ait cet effet, il en va de même de l’absinthe en Europe. Celle-ci est une Artemisia absinthium. Elle ne pousse pas en Afrique et est donc remplacée par l’Artemisia afra. En plus de cela, l’A. afra attire les coccinelles. Que demander de plus pour lutter biologiquement contre les ravageurs.

Il existe bon nombre de ravageurs que l’Artémisia afra, sous forme de haie, éloigne. Cela à l’air de donner des résultats intéressants mais sans plus par opposition à la vaporisation d’huile essentielle d’Artemisa afra ! Ce dernier système s’avère très onéreux. Au vu de ce coût important, il est clair qu’en termes de rendement économique la plantation d’Artemisia afra est plus intéressante que la pulvérisation des huiles essentielles. 24

Les Artemisia nettoient les pollutions du sol

Attention, l’Artémisia afra est une plante nettoyeuse de sol. 25 Sa petite sœur, Artemisia annua, 26 est capable de faire la même chose et bien d’autres choses encore. Si vous en placez dans un potager ou un espace maraîcher, ce sera une excellente chose. La plante va nettoyer le sol et pomper les pollutions.

La plante devient toxique et absolument non consommable. Au bout d’une quinzaine d’années, le sol sera devenu propre. Vous devrez retirer les plantes polluées et les donner à une entreprise de gestion de déchets industriel. Ne pas mettre les plantes sur le compost. Vous allez polluer l’intégralité de votre parcelle !

Azadirachta indica

Le margousier, mieux connu sous son nom anglais Neem, est un arbre capable d’atteindre au moins 20 m de haut. Son feuillage est persistant mais peut devenir caduc lors d’importantes sécheresses ou de maladies. Cet arbre est originaire d’Inde appartenant à la famille des Meliaceae. Le principe actif de base est L’Azadirachtin-A, qui permet de lutter efficacement contre environ 400 espèces différentes de ravageurs ! 27 Je ne vais pas m’étendre plus loin sur le sujet car le neem a énormément de tours dans son sac, tant pour l’Europe que pour l’Afrique. Vous pourrez lire cela encore en 2025. Ses fleurs sont très mellifères donc il attire les pollinisateurs. Je n’ai pas trouvé d’information sur le fait d’attirer des prédateurs.

Achillea millefolium

fleurs d'aquillée millefeuille

L’Achillée millefeuille (Achillea millefolium) est une plante de la famille des Asteraceae. Elle attire les coccinelles. Cette plante que l’on ne croit pousser qu’en Europe se développe bien dans les potagers sénégalais. Cette plante est vivace, robuste, résistante à la sécheresse. Ses petites fleurs varient du blanc au rose. Les pollinisateurs y sont attirés et enrichissent la biodiversité. Achillée millefeuille est également connue pour ses vertus médicinales. Au Sénégal, Achillea millefolium préfère les emplacements en plein soleil, bien qu’elle puisse tolérer une ombre partielle. Pour une croissance optimale, choisissez un endroit bien drainé où la plante pourra recevoir assez de lumière.

Centaurea senegalensis

Lucy Keith-Diagne – CC BY 4.0

La Centaurée sénégalaise est une plante vivace très facile à cultiver. Elle attire les coccinelles voire d’autres prédateurs des pucerons et des cochenilles. Sa floraison est fine et délicate, souvent pourpre, violet ou bleu. Elle s’accommode de sols pauvres et supporte assez bien la sécheresse. Robuste et d’allure sauvage, dans la pharmacopée traditionnelle, elle est considérée comme une herbe annuelle messicole, considérée souvent comme plante magique, mais utilisée aussi pour les traitements des dysuries et des orchites. En Wolof, elle se dit Homhom. 28

Sambucus nigra

Le Sureau noir est une espèce de la famille des Adoxacées, Il est de type arbustif, vivace, dont la hauteur peut aller jusqu’à 7 m. Ses tiges sont ligneuses et remplies par une moelle de couleur blanchâtre. Le sureau à baie noir existe au Sénégal, mais n’est pas courante. Pourtant, elle abrite deux prédateurs intéressants : la coccinelle et le syrphe. Ce dernier est une mouche qui a pris un corps de guêpe pour se protéger de ses prédateurs. Bien que résistant à la sécheresse, cet arbuste peut devenir invasif si l’on ne prend pas garde de son avancée.

Medicago sativa

La luzerne est une plante hôte pour la coccinelle. La culture de la luzerne autour des champs de coton constitue une pouponnière pour les coccinelles, les chrysopes et d’autres arthropodes bénéfiques.

En conclusion…

Qu’elle soit européenne ou africaine, la coccinelle rend les mêmes services écosystémiques. Si l’on connaît mieux la coccinelle européenne, il y a encore beaucoup à découvrir en Afrique. Au Sénégal, il y aurait vraiment intérêt de mieux étudier cet auxiliaire des agriculteurs pour mieux agir avec le système de lutte biologique. J’ai essayé de trouver des réponses à une question toute simple : Quelles sont les plantes qui attirent les coccinelles ? Après beaucoup de recherches, j’ai trouvé Artemisia afra, Achillea millefolium, Centaurea senegalensis, Sambucus nigra, somme toute en partant des plantes européennes. J’ai vérifié, à chaque fois, si ces plantes existent au Sénégal. Mais je reste certain que d’autres plantes typiquement sénégalaises attirent les coccinelles… mais je n’arrive pas à trouver des études concernant cette attirance.

Il est indéniable qu’il faudra rapidement planter les espèces vues ci-dessus pour faire revenir les coccinelles prédatrices de la cochenille et du puceron. Ou bien il faudra les réimplanter de la même manière qu’on le fait en Belgique avec Adalia bipunctata. Il est vrai qu’il n’y a pas que la coccinelle qui est prédatrice du puceron.

Géry de Broqueville

  1. Pour ce qui est de la coccinelle européenne, cliquez ici, pour la coccinelle chinoise, cliquez ici. ↩︎
  2. La Petite-Côte est une section du littoral sénégalais située au sud de Dakar, entre la presqu’île du Cap-Vert et le Sine-Saloum. Elle est désignée ainsi par rapport à la Grande-Côte, la partie du littoral située au nord de la capitale, soit entre Dakar et Saint-Louis. ↩︎
  3. Il est très difficile d’avoir des explications sur cette coccinelle étant donné qu’elle porte plusieurs noms. Il semblerait qu’elle s’occupe des pucerons accessoirement. ↩︎
  4. Phenacoccus manihoti est une espèce d’insectes cochenilles. Au début des années 1970, la cochenille du manioc P. manihoti a été accidentellement introduite en Afrique. Dans les 15 ans suivant sa découverte, il avait envahi la majeure partie de l’Afrique de l’Ouest et du Centre et se propageait vers l’Est. ↩︎
  5. Voir étude réalisée pour le Nigéria. Cambridge university Press. ↩︎
  6. Journal of Applied Biosciences 189, Cliquez ici. ↩︎
  7. Karim Nébié, Écologie de la cochenille farineuse du manguier Rastrococcus invadens Williams (Homoptera : Pseudococcidae) et recherche de moyens de lutte biologique contre cet insecte ravageur à l’Ouest du Burkina Faso, Université de Bobo-Bioulasso, Burkina Faso, 2017. ↩︎
  8. Synthèse de travaux de recherches sur la lutte biologique contre les bio-agresseurs au Sénégal, Enda Pronat, 2017, p.17 ↩︎
  9. FAO : Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Mine de rien, la FAO est très en avance à propos de la lutte biologique. ↩︎
  10. Cette plateforme s’appelle Biodiversity data journal. La page consacrée aux coccinelles donne le nom de celles qui étaient observables. ↩︎
  11. Google scholar avec le terme « coccinelle sénégal » ↩︎
  12. African Journal of tropical entomology research ↩︎
  13. Pour les pucerons, je renvoie le lecteur vers l’article consacré à cet insecte. ↩︎
  14. Pour plus d’informations, je vous renvoie sur le site de l’Inventaire national du patrimoine naturel. ↩︎
  15. Voir l’article consacré aux fourmis. ↩︎
  16. Voir l’article sur les pucerons. ↩︎
  17. Chrysoperla carnea, communément appelée chrysopes vertes, est un insecte bénéfique utilisé en agriculture comme prédateur naturel de divers insectes ravageurs. Elle appartient à la famille des Chrysopidae, dans l’ordre des neuroptères. ↩︎
  18. Je mets ici un lien vers le CECI qui est une organisation qui propose des pesticides à produire soi-même à partir des arbres existants au Sénégal. Mais une fois de plus, ce site présente des insecticides naturels et non des insectifuges, c’est-à-dire des produits qui font fuir les nuisibles. Pour comprendre les enjeux de faire la différence entre tuer et garder, je vous renvoie sur la conclusion de l’article sur les pucerons. ↩︎
  19. Cette question du piment se trouve au quatrième paragraphe avant la fin de l’article de Barza Info. ↩︎
  20. C’est le rôle de l’Artemisia annua dont j’ai déjà écrit un article. ↩︎
  21. Nous vous conseillons la lecture de cette page pour cultiver l’Artemisia afra. ↩︎
  22. Pour mieux placer l’Artémisia afra cliquez ici. Dans la seconde partie de l’article, il y a la description de la plantation de l’Artemisia annua. ↩︎
  23. La Maison de l’Artemisia est un réseau impliqué dans la propagation de l’Artemisia dans le monde. Il existe deux de ces maisons au Sénégal, l’une non loin de Thiès et l’autre au nord de Fatick. ↩︎
  24. Laëtitia Machiels, Contribution à l’étude sur l’effet de l’association de l’Armoise africaine avec la culture de Chou pommé, Ulg-Gembloux, TFE Master, 2017. Cette étude contredit l’étude de Bizzotto L., Contribution à l’étude de l’effet d’une culture associée entre l’armoise annuelle (Artemisia annua L.) et le chou pommé, réalisée au Sénégal en 2013. ↩︎
  25. Comme toutes les autres Artemisia, les carottes et les laitues sont des plantes bioaccumulatrices ↩︎
  26. Une page du site Internet de Kokopelli donne beaucoup d’indications sur l’Artemisia annua. Nous en parlons aussi dans un article mais en expliquant les enjeux concernant la santé humaine. ↩︎
  27. Les entomologistes en ont identifié 400 durant 25 ans de recherches. ↩︎
  28. Kerhard j. & Co, Médecine et pharmacopée traditionnelles du Sénégal, du Congo et de Madagascar, Etudes médicales, 1975, p.34. ↩︎

👤 Géry de Broqueville

📅 13 mars 2025

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